Henri de RÉGNIER (1864-1936)

Né à Honfleur (14), il étudie le droit mais préfère se consacrer aux lettres. Marié à la fille de José-Maria de Heredia, il est trompé par Pierre Louÿs.

Son premier recueil lui vaut la notoriété. Il écrit des contes et des romans ; son œuvre La double maîtresse est un roman freudien avant l'heure. Son accueil à l'Académie française en 1912 est marqué par un discours de réception des plus critiques.

La pécheresse

 

M. de Séguiran n’a qu’un souci dans son château près d’Aix en Provence : avoir une descendance. Les dames de Séguiran se montrent vertueuses ; la première incapable de fournir l’héritier tant souhaité laisse un veuf éploré. Mais le plus cruel est son frère qui soupçonne M. de Séguiran d’être incapable de procréer !

Avec humour et beaucoup d’allusions fines, Henri de Régnier plante des personnages hauts en couleurs dans des situations rocambolesques. Avec son style précieux et précis, il amuse et émeut jusqu’à la dernière scène déroutante !

 

Mars 2020


Contes à soi-même

 

L'auteur annonce, dans les premières lignes de son ouvrage publié en 1893, l'intention qui le guide : De ce petit livre le titre est encore ce qui m’y plaît le plus comme pouvant en devenir l’excuse au besoin. Sinon, que chaque lecteur bienveillant approprie à ses songes ce dont ils s’accommoderont et j’aurai eu, par surcroît, le plaisir de m’être conté quelques-uns des miens.

Ainsi, avec des précieux et des images alambiquées, il dresse les portraits incertains d'une mémoire infidèle entre amours perdus, regrets et mélancolie.