Octave MIRBEAU (1848-1917)

Né à Trévières (14), il a publié sous les pseudonymes d'Alain BAUQUENNE, d'Albert MIROUX et de FORSAN. Il connut une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques.

Pamphlétaire redouté, c'est un romancier novateur, qui a contribué à l'évolution du genre. Littérairement incorrect, il est inclassable, il fait fi des étiquettes, des théories et des écoles.

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L'intégral des romans de Mirbeau

L'abbé Jules (1888)

Le jardin des supplices (1899)

préfaces de Yannick LEMARIÉ


Le calvaire (1886)

Sébastien Roch (1890)

préface de Samuel LAIR


Dans le ciel (1892)

Le journal d'une femme de chambre (1900)

préface d'Arnaud VAREILLE


Les 21 jours d'un neurasthénique (1901)

préface d'Arnaud VAREILLE

La 628-E8 (1907)


Dingo (1913)

Un gentilhomme (1920 - posthume)


 L'abbé Jules

 

Jules, enfant, se révèle tracassier et cruel. Intelligent, il sera premier de la classe. Grand garçon à la carcasse dégingandée, il apparaît une indéchiffrable énigme. À peine l'âge de la première communion, il annonce son désir d'être prêtre !

Le jour de sa première messe, Jules monte en chaire et s'accuse des pires fornications. Cette attitude non conformiste ne l'empêche pas de devenir secrétaire d'un vieil évêque compassé qui aura la faiblesse de l'aimer.

Ce livre de 1888 montre une phobie hallucinée de la prêtrise ; pourtant, Mirbeau rend sympathique son prêtre bohème.

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Le jardin des supplices

 

Véritable catalogue des perversions de l’imaginaire de 1899, le livre exprime l’ambiguïté d’un Européen libéral, devant le colonialisme et les peuples orientaux. La Chine apparaissait alors comme le lieu des plaisirs mortels et, par un système pénal et l’invraisemblable raffinement de leur cruauté, les habitants ne peuvent être que des barbares.

Mais les Chinois vivent dans une société plus solidaire et matériellement moins asservie que la nôtre. Et surtout ils sont d’admirables artistes.

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Le jardin des supplices sur Litteratureaudio.com (chapitre 1 - 77 minutes)

Le calvaire

 

Roman très largement autobiographique, où Mirbeau transpose, pour s’en purger, sa dévastatrice liaison avec une femme galante, rebaptisée Juliette Roux. Le thème en est l’enfer de la passion, pas seulement source de souffrances, mais aussi de déchéance morale et de tarissement de l’inspiration créatrice. Les relations entre les sexes reposent sur un éternel malentendu, et un abîme d'incompréhension les sépare à tout jamais, faisant de l'amour une duperie.

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Sébastien Roch

 

Quincailler à Pervenchères, Joseph-Hippolyte-Elphège Roch rêve d'ascension sociale pour son fils Sébastien. Il l'inscrit au collège des Jésuites de Vannes. Sébastien est rejeté par ses condis-ciples, jeunes aristocrates provinciaux. Le jeune père de Kern s'intéresse à Sébastien mais une nuit, Kern viole Sébastien...
Violente critique des Jésuites et des mœurs provinciales, Octave Mirbeau décrit la lente soumission de l'esprit qui conduit au viol physique.

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Dans le ciel

 

Récit en abyme, avec un premier narrateur anonyme, invité par un ami, prénommé Georges, qui habite un pic fantastique. Puis le récit de cet ami écrivain raté, qui donne à son tour la parole à un peintre, Lucien, lequel finit par se suicider en se coupant la main « coupable » de trahir son idéal à peine entrevu.

Le texte s'achève sur la scène du suicide, que Georges entend, derrière une porte, sans le voir et sans pouvoir l'empêcher. Mais aucun retour ne revient au premier narrateur, d'où une impression fréquente d'inachèvement.

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Le journal d'une femme de chambre

 

Mirbeau donne la parole à une soubrette, Célestine, ce qui est déjà subversif en soi. À travers son regard, nous découvrons les nauséabonds dessous du "beau monde", les "bosses morales" des classes dominantes et les turpitudes de la société  bourgeoise.

Échouée dans un bourg normand, chez les Lanlaire, au patronyme grotesque, qui doivent leur richesse injustifiable aux filouteries de leurs "honorables" parents respectifs, Célestine évoque, au fil de ses souvenirs, toutes les places qu’elle a faites depuis des années, dans les maisons les plus huppées.

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Les 21 jours d'un neurasthénique

 

Avec une férocité jubilatoire, Mirbeau fait défiler sous nos yeux toute une série d’imbéciles, de maniaques et de forbans, fictifs et affublés de noms inconnus à l'état-civil. Mais les moindres de ces crapules distinguées ne sont pas les membres bien réels du Gotha de la Troisième République : ils appartiennent au monde du barreau, de la politique, ou de l’armée.

Par une série d'interviews imaginaires, nous sommes invités à arracher le masque de respectabilité des puissants de ce monde.

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La 628-E8

 

Dans sa voiture immatriculée 628-E8, Mirbeau parcourt le nord de la France, et en profite pour démystifier le règne de Louis XIV, la Belgique dont les mœurs sont caricaturées, les Pays-Bas où il retrouve le souvenir de peintes, et l’Allemagne de Guillaume II.

En même temps qu’un hymne à la paix et à l’amitié franco-allemande, La 628-E8 est un chant à l’automobile, personnage principal du récit.

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Dingo

 

Le narrateur reçoit un colis étrange, en provenance d'Angleterre, d'une très lointaine connaissance. En l'ouvrant, il découvre un jeune chiot d'une race inconnue, venue d'Australie : un dingo !

Le nouveau propriétaire baptise le chien du nom de sa race et nous raconte les péripéties vécues avec lui, à cause de lui ou à travers lui !

Du grand art de la dérision, de la moquerie et de l'humour à plusieurs degrés.

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Un gentilhomme

 

Le livre est écrit à la première personne : un jeune secrétaire arrive à Sonneville-les-Biefs, pour se mettre au service du marquis d’Amblezy-Sérac. Il commence par en découvrir la réputation dans le village, ses intentions politiques, sa manière de traiter "les affaires courantes" de son domaine.

Une nouvelle occasion pour Mirbeau, la dernière et inachevée, de dresser des portraits ciselés de ses contemporains.

 

 

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