Henri de RÉGNIER (1864-1936)

Né à Honfleur (14), il étudie le droit mais préfère se consacrer aux lettres. Marié à la fille de José-Maria de Heredia, il est trompé par Pierre Louÿs.

Son premier recueil lui vaut la notoriété. Il écrit des contes et des romans ; son œuvre La double maîtresse est un roman freudien avant l'heure. Son accueil à l'Académie française en 1912 est marqué par un discours de réception des plus critiques.

Contes à soi-même

 

L'auteur annonce, dans les premières lignes de son ouvrage publié en 1893, l'intention qui le guide : De ce petit livre le titre est encore ce qui m’y plaît le plus comme pouvant en devenir l’excuse au besoin. Sinon, que chaque lecteur bienveillant approprie à ses songes ce dont ils s’accommoderont et j’aurai eu, par surcroît, le plaisir de m’être conté quelques-uns des miens.

Ainsi, avec des précieux et des images alambiquées, il dresse les portraits incertains d'une mémoire infidèle entre amours perdus, regrets et mélancolie.

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