La collection des lecteurs pressés : le temps d'un voyage, dans une salle d'attente, avant de dormir.  Les nouvelles, publiées dans les revues, sont plus lues vite qu'un roman... mais toujours signées des auteurs normands.

 

La Piterne les cherche dans les archives, les vide-greniers, les vieux papiers ; elle les ressuscite pour vous.

48. La petite sœur

C. CANIVET

 

Troche était un camarade de collège, je me trouvais en sa compagnie rôdant à travers les sentiers de la commune dont il était le maire.

Tout d’un coup, le silence se fit dans l'école, la porte s’ouvrit et les fillettes sortirent, la mine éveillée. Derrière elles, la sœur leur faisaIt ses recommandations dernières. Sous sa guimpe blanche et son voile noir elle parut charmante, élégante même...


47. Aux jardins du Luxembourg

C. FRÉMINE

 

Les jardins du Luxembourg sont un lieu de promenade, de flânerie, de rencontre pour les habitants et les visiteurs de la capitale. Les trois nouvelles permettent à l’auteur d’aborder la gestion du patrimoine public, la préservation des essences, le bon sens de la culture. Les images développées en 1905 restent d’actualité.


46. La fête aux normands

E-H LANGLOIS

 

Théophilus s’esquivait et ne rentrait jamais au moustier sans y apporter une conscience chargée d’un amusant mais gros péché. Il s’élançait dans une nacelle, pour gagner le hameau d’Emendre-ville. Là respirait la Lise du moine, femme jeune, gentille de corps, tendre de cœur et fort brave créature. Son mari, gros marin, à la voix d’ours, à l’haleine vineuse, tenait souvent la mer…