La collection des lecteurs pressés : le temps d'un voyage, dans une salle d'attente, avant de dormir.  Les nouvelles, publiées dans les revues, sont plus lues vite qu'un roman... mais toujours signées des auteurs normands.

 

La Piterne les cherche dans les archives, les vide-greniers, les vieux papiers ; elle les ressuscite pour vous.

50. L'art culinaire en province

Paul BEN

 

En 1844, le Havrais Paul Benjamin Chareau signait l’ouvrage la Science de bien vivre, ou Monographie de la cuisine. Au chapitre VIII, il comparait les manières de se comporter des Parisiens imbus de leur mode de vie – une classe d’individus, minime, il est vrai – avec celles des provinciaux prêts à recevoir et tout faire pour satisfaire leurs hôtes. Cet éloge pourrait servir de nos jours aux restaurateurs, tables d’hôtes et fermes auberges en mal d’inspiration pour vanter leur savoir-faire et leur accueil.


49. Conseils aux petits normands

J. REVEL

 

En 1909, l'année scolaire ne se soumettait pas à la saison touristique, mais à celle des récoltes ! Jean Revel se souvient de sa propre enfance, il transmet à ses auditeurs son amour de la ruralité et de sa terre natale, auxquelles il les invite à rester attachés : Ne soyez pas des expatriés. Et comme il est triste, ce mot « hors patrie ! » Comme une menace, une phrase annonçant du mal, des malédictions.

En phrases simples, en images faciles à saisir, le conteur et pédagogue devient poète.


48. La petite sœur

C. CANIVET

 

Troche était un camarade de collège, je me trouvais en sa compagnie rôdant à travers les sentiers de la commune dont il était le maire.

Tout d’un coup, le silence se fit dans l'école, la porte s’ouvrit et les fillettes sortirent, la mine éveillée. Derrière elles, la sœur leur faisaIt ses recommandations dernières. Sous sa guimpe blanche et son voile noir elle parut charmante, élégante même...


47. Aux jardins du Luxembourg

C. FRÉMINE

 

Les jardins du Luxembourg sont un lieu de promenade, de flânerie, de rencontre pour les habitants et les visiteurs de la capitale. Les trois nouvelles permettent à l’auteur d’aborder la gestion du patrimoine public, la préservation des essences, le bon sens de la culture. Les images développées en 1905 restent d’actualité.


46. La fête aux normands

E-H LANGLOIS

 

Théophilus s’esquivait et ne rentrait jamais au moustier sans y apporter une conscience chargée d’un amusant mais gros péché. Il s’élançait dans une nacelle, pour gagner le hameau d’Emendre-ville. Là respirait la Lise du moine, femme jeune, gentille de corps, tendre de cœur et fort brave créature. Son mari, gros marin, à la voix d’ours, à l’haleine vineuse, tenait souvent la mer…